Monsieur Roger ANDRE, Directeur de la Caisse d’Allocations Familiales de la Réunion, prend la présidence de l’U.O.S.R. en 1988. Il doit affronter la crise économique et sociale.
L’action du Conseil d’Administration, de la Direction Générale et des Directions d’établissement s’organise selon les priorités suivantes :
1. Remise en ordre comptable et financière
2. Fermeture de l’Hôpital d’Enfants de Saint-Louis avec redéploiement de l’activité au profit du Centre Hospitalier public de Saint-Pierre.
Prise en compte d’un rapport de l’Inspection Générale de l’Action Sociale (I.G.A.S.) par :
Pour mener à bien cet important programme, le Président de l’U.O.S.R. recrute en octobre 1990 un nouveau Directeur Général, Monsieur Patrick GRAS.
De 1990 à 1998, avec le soutien des partenaires sociaux, de l’encadrement et du Conseil d’Administration, le Directeur Général dépose 25 dossiers de création ou d’extension d’établissements devant le Comité Régional d’Organisation Sanitaire et Sociale. (C.R.O.S.S.)
150 millions de francs sont ainsi investis grâce à l’Etat et au Conseil Général pour financer la construction de nouveaux établissements ou l’adaptation de structures existantes.
Au plan social, 5 plans de préretraite permettent le départ de 120 salariés qui cèdent ainsi la place à des personnels jeunes et plus qualifiés auxquels s’ajoutent quelque 90 recrutements liés aux créations de postes.
Tous les sites de la Fondation connaissent une importante mutation. Pour le Foyer Marie Poittevin, il s’agit, en accord avec la politique définie par le Conseil Général de la REUNION, de décentraliser l’activité par la création d’unités délocalisées de prise en charge dans le cœur de villes afin de favoriser la réinsertion des jeunes.
Pour l’Hôpital d’Enfants de Saint-Louis, cet établissement sanitaire se convertit à des missions médico-sociales. Ouverture d’un Centre d’Action Médico-Sociale Précoce en 1989. Conversion du Centre de Rééducation Fonctionnelle Infantile en Institut d’Education Motrice pour enfants déficients moteurs en 1994.
Transfert de l’Institut Médico-Pédagogique du Foyer Albert Barbot en 1991. Création d’un service d’éducation spécialisée et de soins à domicile S.E.S.S.A.D.
En 1997, ouverture d’une IMPro pour enfants autistes au sein de l’Institut Médico-Professionnel qui devient Institut Médico-Educatif. Avec cette nouvelle dimension donnée à ses activités, l’Hôpital d’Enfants de Saint-Louis est renommé en octobre 1996, année du cinquantenaire de l’U.O.S.R., Institut Médico-Social Charles Isautier.
Pour le Foyer Albert Barbot, la reconversion de l’Hospice se poursuit activement. Trois établissements sont ouverts en 1993 : le Foyer d’Hébergement et d’Insertion (ou F.H.I) 45 places, le Foyer à Double Tarification ou (F.D.T) avec une première tranche de 80 lits et une Maison d’Accueil Spécialisée pour adultes handicapés de 45 lits. Dans la même période la Maison d’Accueil Spécialisée pour Personnes Agées « les Pétales » augmente la capacité d’accueil de sa section cure médicale.
En 1996, par l’achat et la reconversion de l’Hôtel des Lataniers à la Possession en Maison d’Accueil pour Personnes Agées, débute la phase de déconcentration de l’Hospice 60 résidents sont désormais accueillis aux Lataniers.
En 1998, avec l’ouverture de la M.A.P.A (Maison d’accueil pour personnes âgées) « les Alizés » à la Saline les Bains, ce sont 90 lits, qui sont ouverts, dont 60 lits de cure médicale. Ces deux structures composent désormais le Centre Gérontologique Ouest. Seuls 60 lits sur 375 lits subsistent au F.A.B. sous l’appellation d’Hospice.
Le Pôle « polyhandicapés » du Foyer Albert Barbot n’échappe pas à cette nécessaire évolution. L’établissement les « Mimosas », agréé pour l’accueil des enfants polyhandicapés, connaît deux étapes de modernisation par l’extension des activités du centre de jour qui accueille en externat 40 enfants avec une unité de prise en charge ambulatoire (SESSAD) et par la construction de nouveaux locaux d’hébergement complet d’une capacité de 45 lits en 1999.
Le développement du Centre d’Aide par le Travail permet la diversification de prise en charge de jeunes adultes handicapés. Les activités logistiques sont, elles aussi concernées par la restructuration. En 1996, mise en service d’une nouvelle cuisine centrale (1500 repas/jour) et fermeture de la lingerie dont l’activité est confiée à un prestataire extérieur.