La Fondation Père Favron, Ile de la Réunion, Fondation reconnue d'utilité publique

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Le repos du Père Favron


L’évolution grandissante de l’œuvre amène du personnel en plus. Avec la formation, les tâches se spécialisent. Finie l’époque où tout le monde vaquait à des travaux divers, de la maçonnerie aux soins en passant par la cuisine, le ménage...

Pendant ce temps, des projets se finalisent. Le nouvel hôpital d’enfants de Saint-Louis, édifié sur le site de Roches-Maigres, est inauguré en 1967. Il compte 256 lits.

En avril 1968, au Foyer Albert Barbot, une nouvelle structure, l’Institut médico-pédagogique, prend en charge 80 garçons déficients mentaux. Une nouvelle crèche, construite sur un terrain donné par M. René Isautier, ouvre à Saint-Pierre. Depuis quelque temps, le Père Favron ressent une fatigue qui le décide à prendre un peu de repos en Métropole. Il quitte la Réunion le 8 mai 1968.

Il rencontre les anciennes du foyer puis va près de Nantes, dans la communauté des Soeurs de la Haye Mahéas, d’où il écrit au Père Brunellière : "C"est le calme, le silence total ici... Cela me fait une impression de vide à laquelle je n"étais pas habitué ... Je vous fais pleine confiance pour la bonne marche de l’œuvre".

Le Père se sent fatigué lorsqu’il assiste à la petite fête donnée en l’honneur de ses cinquante-sept ans, le 26 mai. Quelques jours plus tard, il ressent une paralysie des membres et du larynx. Il dicte de nombreuses lettres de remerciements pour les services rendus à l’œuvre, des recommandations à ses amis ou à des organismes administratifs, apportant même des solutions à certaines questions.

Mais jour après jour, son état de santé se détériore. Il est hospitalisé pour des examens approfondis à l’hôpital de Nantes où l’on diagnostique une hyperglobulémie.

Bien que malade, le Père Favron se comporte comme avant, se préoccupant plus des autres que de lui-même. Il passe des nuits sans dormir, son état s’aggrave.

Il reste lucide et confie : "J’aurais tant aimé poursuivre l’œuvre de charité entreprise, le Seigneur en a décidé autrement. Que sa volonté soit faite. Je préfère mourir à 57 ans, usé, qu’à 97 n’ayant rien fait. (...) Dites bien ma reconnaissance à tous ceux qui m’ont aidé. J’aurais préféré mourir à la Réunion. Je désire que mon corps soit rapatrié par voie d’eau, car cela coûtera moins cher."

La mort du Père Favron

Dans la nuit du 18 juin, la soeur qui veille sur lui voit le Père s’agiter ; elle lui prend la main, il la serre très fort, puis la lâche. Le révérend Père René Favron s’est éteint à 11 heures le mercredi 19 juin 1968. Il avait cinquante-sept ans, dont vingt-neuf consacrés à la Réunion, au service de l’église et des pauvres.

C’est la consternation générale, une nouvelle déchirante pour ses proches, les résidents, le personnel, ses amis. A Bois d’Olives, chacun s’affaire à accueillir le Père une dernière fois. Le 3 juillet, la dépouille mortelle arrive par avion, l’enterrement est prévu le 6. Sur cette terre de Bois d’Olives, ils sont des milliers : femmes, enfants, vieillards, malades, anciens combattants des bons et des mauvais jours, silencieux, les visages graves, les yeux pleins d’innombrables larmes, venus de toute l’île se recueillir.

La messe célébrée par Monseigneur Guibert, évêque de la Réunion, assisté de Monseigneur de Langavant et de nombreux prêtres, est suivie avec grande émotion.

Alors que la foule reprend en chœur la chanson "Ce n’est qu’un au revoir", le cercueil descend dans le profond caveau. Le Père Favron repose là, près de la chapelle qu’il a bâtie, symbole d’une vie de foi et de dévouement sans limites qui est allée bien au-delà de son ministère.

Portfolio

Le Déjeuner à l'Institut médico-pédagogique Le discourtsdu Président Charles Isautier