La Fondation Père Favron, Ile de la Réunion, Fondation reconnue d'utilité publique
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Le Père René Favron

(1911-1968)


Tout le monde connaît l’abbé Pierre, beaucoup ont entendu parler de l’hôpital de Lambaréné du Docteur Schweitzer. Peu de gens en dehors du département connaissent le Père Favron. Et pourtant son oeuvre est immense et exemplaire à plus d’un titre.

René Jean-Baptiste FAVRON est né le 26 mai 1911 dans le petit village breton de Baguer-Morvan, près de Saint-Malo. Sa mère Marie-Joseph et son père Célestin Mathurin FAVRON ont trois enfants, Célestin, René et Marie. Le père, modeste agriculteur souffre de fréquentes crises d’asthme qui, par moments, ne lui permettent plus de travailler. Cela n’empêche pas le petit René d’entrer à l’école chrétienne Saint-Léonard. Lors d’une rencontre, il confie à un père rédemptoriste son intention de devenir prêtre.

Il n’a que dix ans quand il perd sa mère. Deux ans plus tard, il entre au petit séminaire des Rédemptoristes de Mouscron en Belgique. Quand il reviendra chez lui pour les vacances d’été 1924, il sera frappé par la détérioration de l’état de santé de son père et de son courage face à la maladie. Un an plus tard, René Favron est rappelé au pays pour l’enterrement de son père. Il a quatorze ans.

L’année suivante, il tombe malade et doit quitter le séminaire pour revenir dans sa famille où sa tante et sa soeur l’entourent et le soignent de leur mieux. Mais son état de santé inquiétant les décide à faire une neuvaine à Saint-Jean Eudes qui vient tout juste d’être canonisé. Sa santé s’améliore enfin. Il reprend ses études au collège et à dix-huit ans, entre dans la congrégation des Eudistes de Lébisey, près de Caen, pour faire son noviciat.

Considéré comme un sujet de valeur, il est envoyé à Rome faire des études de théologie à l’Université grégorienne. Il s’y consacrera avec passion. Trois ans plus tard, la maladie le frappe à nouveau et le contraint à interrompre ses études. Pendant deux ans, il ira d’hôpitaux en cliniques puis en maison de santé, avant d’être rétabli. Mais une nouvelle tragique bouleverse sa vie, ses plus profondes aspirations. A cause de son état de santé, les Eudistes refusent de le recevoir à nouveau dans leur congrégation. Il sent sa vocation brisée, anéantie.

Tout semble fini pour lui. Car si sa congrégation le rejette, quel est le diocèse qui pourra l’accepter ? Mais persuadé que Dieu veut de lui, il s’en va frapper à la porte des Pères du Saint- Esprit à Saintllan, près de Saint-Brieuc où il reçoit, le 29 mars 1939, l’ordination sacerdotale. Puis il écrit à Monseigneur de Langavant et demande avec insistance à être rattaché au diocèse de Saint- Denis de la Réunion, alors terre de mission. L’évêque décide de le faire venir.

Portfolio

La maison natale du Père Favron Université de Rome