La Fondation Père Favron, Ile de la Réunion, Fondation reconnue d'utilité publique
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Le Père Favron continue la lutte


Le prêtre continue la lutte contre les "taudis" avec le soutien du directeur de la C.A.M., persuadé que pour le "pauvre monde", vivre dans une vraie maison est synonyme d’accession à la dignité. Il participera à la coopérative d’habitations urbaines de la Providence, à Saint-Denis, mais n’y rencontrera que des ennuis.

Le programme d’habitations en faveur des habitants du Guillaume sera stoppé après le dramatique accident d’autocar survenu dans les rampes de Saint-Paul qui fit 26 morts parmi les villageois de cette localité, partis pour une visite du village-pilote.

Les tentatives du prêtre pour aider à l’accès au logement décent n’aboutissent pas. C’est un des rares domaines où le Père n’est pas allé jusqu’au bout avec succès.

En 1957, lors d’une nouvelle mission qui s’étend sur tout le diocèse, le prêtre, évoquant les malades et les plus démunis devant les fidèles rassemblés, reçoit le soutien de personnes de bonne volonté. Il recrute ainsi une vingtaine d’élèves stagiaires pour l’école d’aides-soignantes.Elles seront réparties entre le Foyer Albert Barbot et l’hôpital d’enfants de Saint-Louis. Elles s’avéreront d’un dévouement exceptionnel. Entre les gros travaux, la maçonnerie ou la peinture, elles devront charrier l’eau sur leur tête depuis le canal de la Rivière Saint-Étienne, ramasser le bois dans les alentours, préparer les repas et prodiguer les soins aux malades.

La nouvelle législation de la Protection sociale de l’enfance garantit en 1958 à tous les enfants "dont la santé, la sécurité, et la moralité sont gravement compromises" les moyens d’être soignés. De nombreux cas affluent,si bien que la D.D.A.S.S. souligne les "carences" de l’État et des communes et se tourne vers l’U.O.S.R. pour ouvrir une "maison à caractère social".

Face à la détresse des sourds-muets et des jeunes aveugles, le Père Favron ouvre un centre de rééducation à Bois d’Olives, qui prend très vite de telles proportions qu’on devra le transférer dans l’ancien séminaire de la Redoute à Sainte-Marie. L’hôpital d’enfants est en surcharge, son taux d’occupation est de 128 %.

On doit tripler les boxes et placer les bébés dans des berceaux sous la varangue. L’Union construit à Saint-Louis un nouveau pavillon pour primo infectieux, suivi plus tard d’un laboratoire d’analyses et d’un poste de radiographie. On ouvre aussi un petit service pour les prématurés.

Portfolio

Le Service des nourrissons de l'hôpital d'enfants Un Père bâtisseur Mérite national