La Fondation Père Favron, Ile de la Réunion, Fondation reconnue d'utilité publique
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L’oeuvre du Père Favron perdure


Des projets sont suspendus par manque de financement. C’est le cas du lotissement de La Saline-les-Bains et de la "cité du troisième âge" à Bois d’Olives. Malgré la demande croissante, les projets d’extension du Foyer Marie Poittevin et de l’I.M.P. ont dû être abandonnés.

On note cependant l’ouverture d’un deuxième pavillon à l’hôpital de Saint-Louis, avec un agrément pour 236 lits. Quelques mois auparavant, on avait enregistré une pointe d’occupation record de 364 malades. En 1973, l’U.O.S.R., qui a une capacité de 1100 lits et emploie 700 personnes, passe sous le contrôle croissant de l’administration de tutelle : la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale (DASS). La société a évolué et la crise au sein de l’Union n’en est que le reflet.

La dissolution est évoquée mais finalement l’existence de l’œuvre est maintenue. Quand les salariés obtiennent l’application de la convention collective et du protocole d’accord, les dépenses salariales des établissements augmentent dans des proportions telles que les recettes n’arrivent plus à les couvrir. Certains établissements, parvenus à un seuil minime de rentabilité, doivent cesser leurs activités.

C’est le cas du préventorium de Bois d’Olives qui doit fermer suite au recul de la tuberculose ainsi que de la crèche de la Ravine-Blanche, qui réouvrira par la suite. D’un autre côté, on parvient à achever les travaux des 14 logements de la cité Paradis à Bois d’Olives, conçus par le Père Brunellière et destinés au personnel.

Mais l’Etat réduit les financements des œuvres privées au profit des établissements publics. La multiplication des actions sanitaires et sociales au fil du temps a efficacement fait évoluer les conditions d’hygiène et de santé et contribué à la diminution du nombre de malades et, par conséquent, à la baisse du taux d’occupation des structures.

Pour ces raisons, et pour sauvegarder son existence, l’U.O.S.R. propose le travail à mi-temps. Elle parvient à rétablir un équilibre économique prenant en compte les réductions de budget et l’humanisation de la politique sociale qui, en favorisant des "solutions familiales", réduit le nombre d’usagers des institutions spécialisées. C’est pour les mêmes raisons qu’une section de l’I.M.P. de Bois d’Olives est transférée à Saint-Joseph où l’Union loue pour le franc symbolique une ancienne école à la municipalité. L’A.R.E.P (Association Réunionnaise d’Education Populaire) y organise des "chantiers de jeunes" pour remettre les locaux en état.

En 1975, le Foyer Albert Barbot va prendre une autre dimension grâce à l’acquisition d¹un terrain de sept hectares qui permettra de remplacer des bâtiments devenus trop vétustes, et surtout d’humaniser l’hospice. Le régime de la double tarification est maintenant appliqué et contribue à améliorer la prise en charge des usagers.

Portfolio

Le service primo-infection de l'Hôpital d'enfants Le nouvel Hôpital d'enfants de Saint-Louis